Gilles Faltrept

 

Vivre l’Alchimie, la dernière cigarette

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“Vivre l’Alchimie,

c’est s’émerveiller toujours de la Beauté comme l’arc-en-ciel

à la surface d’une flaque d’eau

pleine d’huile et d’essence…

c’est compter les pétales de fleurs et entrer dans les joyaux de

la géométrie sacrée,

c’est pénétrer les énigmes des sculptures de l’âge-dit-moyen…””

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auteur: Gilles Flatrept

éditeur : Jean Colombain
mise en page : Thomas Bush
année: 2019
pages: 16
tirage : 50 exemplaires
format : A5
langue: français
couverture:  rose fuschia
reliure: 2 agrafes à cheval

catalogue : S003

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disponible sur simple demande

2€

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chapitre 1

Vivre l’ALCHIMIE !!!

Al Kemit, Al Kimya, Alchimie, Alcool, Kohol, Elixir…

 

Vivre l’Alchimie,

c’est s’émerveiller toujours de la Beauté comme l’arc-en-ciel à la surface d’une flaque d’eau

pleine d’huile et d’essence…

c’est compter les pétales des fleurs et entrer dans les joyaux de la géométrie sacrée,

c’est pénétrer les énigmes des sculptures de l’âge-dit-moyen…

c’est se transporter dans l’espace temps et voir les temples et les dessins des hiéroglyphes

avec les yeux du temps « présent à l’époque », essayer toujours…

Je ne suis pas un fou d’écriture, j’aime toujours dessiner

depuis avant mon apprentissage de l’écriture…

On dessine tous avant d’écrire. Je me remémore tout petit, avoir avec un grand plaisir

dessiné des pages entières de lignes vibratoires imitant l’écriture…

Nous dessinons tous avant d’écrire,

primordiale expression de l’homme…

 

Vivre l’Alchimie,

c’est être éternel étudiant, pénétrer dans les arcanes de la Langue des Oiseaux…

et se réjouir de chaque découverte :

un grand capitaliste actuel porte le nom de

« 20 100 Beau l’Or est !!! » devinez…

Les noms parlent, comme les habitants d’El Kemit ont cultivé

jusqu’à la perte de leur langue hiéroglyphique

(Medou Neter : les batons des divinités) révélée par

JF Champollion

grâce à la pierre noire, pierre de lumière… Rosetta Stone.

 

Vivre l’Alchimie,

c’est aimer trouver, en jouant avec les lettres, un autre sens aux mots :

« Magie est Image, Image est Magie », Anagramme … souvenirs de la Gématrie de la Kabbale, numérologie en architecture

et les palindromes:

« ressasser : la mariée ira mal, ressasser ».

 

Vivre l’Alchimie,

c’est le secret de l’AEternelle Jeunesse, c’est (tenter de) vivre le PRESENT

(ne dit-on pas un « présent » pour un cadeau ?).

il s’agit d’éviter de ressasser le Passé et de projeter le Futur, qui n’existent pas…

le passé ne revient jamais et le futur n’est pas encore…

Comprendre les trois principes : Soufre Mercure Sel,

l’antique SMS visible sur

l’AthanOR du chateau de Cénevières (du chanvre)

au cadran solaire aveugle, SMS des jeunes rivés sur les écrans de leurs téléphones…

SMS: le Soufre est ce qui brûle, le Mercure est la fumée et le Sel ce qui reste, les cendres…

et les quatre éléments & la Quint-essence,

chère à Jean de Roquetaillade de Marcoles

qui fût assigné à résidence à Fijac, transféré toute sa vie jusqu’en Avignon…

 

Vivre l’Alchimie,

c’est « goûter à tout, mais abuser de rien… pour aller loin !!! » comme dit la chanson

l’herbe tendre de Serge Gainsbourg pour Michel Simon…

une de mes préférées du millénaire précédent.

Même si vous n’aimez pas face-de-bouc, c’est un réel plaisir de les voir et les entendre

sous un arbre à la campagne une chopine

et deux ballons à la main et

« c’est bien vrai ça » dixit Simon.

 

Vivre l’Achimie,

c’est être toujours ébloui par la croissance accélérée des plantes, des champignons,

les métamorphoses jusqu’aux magnifiques papillons, croissance miraculeusement

visible par la magie du cinéma,

connaître les lois du vivant.

 

Vivre l’Alchimie,

c’est mettre l’Art au service de la pulsion de vie,

vivre le temps des astres et non seulement celui des chronomètres, se réjouir de trouver

dans le ciel nocturne la constellation d’ORION vers le midi

et l’étoile polaire & sa casserole au Nord,

Ces deux constellations sont sous le sceau du Sept.

Il nous faut et faudra toujours résolument défendre le TRIANGLE NOIR du Quercy,

travailler pour vivre et non vivre pour travailler,

habiter le temps présent,

être plutôt qu’avoir…

 

Vivre l’Alchimie,

c’est être « en partance sur place », méditer et chercher l’éternel dans l’actuel,

en ces temps où le réflexe remplace dangereusement la réflexion,

confer les innombrables gazouillis de l’actuel président des Etats-Unis…

 

     Vivre l’Alchimie,

c’est prolonger les I.D.s des poètes des temps passés

en s’inspirant, puis expirant une suite longtemps après.

Pour exemple, ce Petit Poème des Voyelles

ô mage au Rhin-Beau :

« è Thérèse

     U t’es russe,

   O t’es rosse

 I t’hérisse

A terrasse

U térus,

           OU t’es rousse !!!

E t’erres,

           Terra arrêt… »

 

 

chapitre 2

« Jardiniers de la lune, poètes, devant l’adversité, respirez, souriez, écrivez !!! »

Chantez aussi, mais jamais nu-pieds…

 

Une cité antique a la tradition d’honorer chaque année un musicien compositeur disparu

ayant vécu à proximité: Léo Ferré (le lion de fer).

A cette occasion, c’est un festival organisé par

les Amis de la Butte

qui se déroule avec des concerts d’artistes vivants qui se sentent des héritiers et qui font Hommage.

 

Je me souviens d’un concert à la « Halle aux Grains » de Tolosa en 1971

où Léo accompagné de Zoo, groupe pop & guitares électriques, fit un concert mémorable :

j’étais au pied de la scène et j’ai vu combien ses genoux tremblaient sur des boots à talonnettes

(car c’était un homme petit comme un ancien président Yzocras !!!).

En première partie, un jeune vêtu de cuir avec ceinture en chaine métallique apparût

accueilli par des quolibets au point que Léo vint menacer de ne pas chanter

si on ne respectait pas sa première partie !!!

C’était Bernard Lavilliers qui se la jouait blouson noir…

 

       A Tolosa, capitale de l’Anarchie, Léo avait l’habitude,

et les étudiants désargentés savaient,

après avoir rempli la Halle d’auditeurs payants,

de faire ouvrir grandes les portes à tous les démunis …

à Gourd’on donc, plus précisément à Saint-Claire, au château de Pech Rigal (tertre royal ),

Léo vécut cinq années avec sa chimpanzé Pépée qui défraya la chronique souvent

en particulier sur le marché de « Gourde, on » les voyait venir…

« avec le temps, va tout s’en va… »

Une église désacralisée, les Cordeliers, a aujourd’hui une vocation culturelle :

des Expositions Artistiques se succèdent ainsi que des conférences et des concerts.

J’ai eu l’occasion d’exposer des œuvres graphiques en ce lieu avec « Un train peut en cacher un autre »

de Montolza, deux planches: Al Kemit et Al Chymia de MMXIII sur l’Alchimie à l’âge-dit-moyen

et sa racine égyptienne au-dessus du baptistère du XIIIe

sous le nombre Treize : les douze apôtres et le Christ…

très rare car d’habitude les fonds baptismaux sont sous le nombre huit, image de l’infini,

toutes les directions et nombre d’Hermès !!!

Depuis mon intervention avec une corde déroulée au sol

(les Cordeliers )

et treize galets chargés chacun du hiéroglyphe astrologique,

y compris du serpentaire, le treizième,

ce baptistère est aujourd’hui symboliquement entouré par une cordelette reliant quatre potelets .

 

  En cette année MMXVII, j’y exposais une série : « les Nétérou fondent sur Fijac » avec Pascal’Ho curateur ;

les divinités égyptiennes font des apparitions en différents lieux de la cité natale triangulaire de Champollion…

Cette ancienne église des Cordeliers est très accueillante avec des mains bénissantes en clefs de voûte,

et comme pour renforcer son attrait, le café « le Divan » avec sa terrasse est à deux pas !!!

 

Parmi les artistes invités, il y avait ce soir là, Barbara W.

en catégorie jeunes talents…

 

Fan de Jacques Brel et de « Barbara », cette chanteuse de

35 ans s’est distinguée dans différents concours.

En XXVI, elle a remporté le 1er prix du concours Jeunes Talents du Festival Jacques Brel

ainsi que le prix révélation Scène de l’Académie Charles Cros.

Son premier album studio « le grand H de l’homme » est sorti en février XXVII.

 

Elle a fait un vrai concert plein de force, limite transe…

A la fin, le public sur sa faim battit le traditionnel rappel…

Barbara sortit, toujours pieds nus, fumer une cigarette dehors.

Ce soir là, il y eut des orages sur tout le Quercy…

et de la pluie à Gourd’on.

 

Barbara revint pieds mouillés, reprit le micro et s’effondra foudroyée…

Les secours ne purent la ranimer.

L’autopsie confirma l’électrocution…

et un foetus de 5 mois.

Ce fût sa dernière cigarette…

 

 

Epilogue

Nasciendo Morietur, « tout ce qui naît mourra » comme disaient les Anciens.

ARS LONGA, VITA BREVIS : l’Art est long, la vie est courte…

Carpe Diem… TEMPUS FUGIT…

SMS : le Soufre est ce qui brûle, le Mercure est la fumée et le Sel ce qui reste,

les cendres… Crematorium.

« tous les fumeurs sont des porteurs de feu… »

 

Plus d’Art, Moins de Chitecture, telle est ma devise

 

 

 

gilles faltrept SIC (Sellig Iben Champo) alchitecte

fecit novembre XXVII

faltrept@orange.fr

Ceci est une oeuvre de fiction, les personnages et les situations décrits dans cette nouvelle

sont purement imaginaires :

toute ressemblance avec des personnes ou des évènements existants ou ayant existé

ne serait que pure coïncidence…